Léon - Nouvelle Zélande - Retour d’expérience - 2026

Léon a été placé en Nouvelle Zélande en Grandes Cultures et production de semences. Niveau de diversification impressionnante, l’élevage y tiens sa place (lait, ovins, porcins). Curieux, observateur, Léon va retirer de cette expérience une vision globale de l’exploitation dans son environnement et sur des productions destinées aux marchés mondiaux (semences, lait, ovins). Léon a fait preuve d’une belle coopération pour la rédaction de son dossier.
Voici son beau retour prenant soin d’une belle qualité de prises de vues, important pour fixer des moments vécus :
"Arrivé en fin d’année 2025, à savoir le début de l’été dans l’hémisphère sud, mon expérience professionnelle en Nouvelle-Zélande se passe bien au sein de l’exploitation agricole dans laquelle j’ai été placée. Il s’agit d’une des plus grandes fermes familiales en polyculture-élevage située dans l’île du Sud, plus particulièrement au centre-est de la plus grande région agricole du pays, nommée le Canterbury. Longés par l’océan Pacifique, les 2400 hectares de terres agricoles (1950 ha en terres arables et 450 ha de prairies permanentes) que comprend l’exploitation sont situés en sols favorables (sablo-limoneux), 100 % irrigués avec des rampes et des pivots, et soumis à une importante diversification et valorisation des cultures.
On y retrouve dans l’ordre des récoltes qui s’étalent de janvier à fin mai : du pois fourrager, du ray-grass et pâturin semences, de l’orge, du triticale et du blé tendre destinés en partie au fourrage et à la consommation humaine, des trèfles blancs et violets semences, des pommes de terres et oignons de consommation, des carottes, des épinards, du radis et du colza semences, et j’en passe pour certaines production minoritaires. L’exploitation agricole comprend également 1800 vaches laitières et leur suite en système tout à l’herbe durant toute l’année, 10 000 agneaux engraissés de février à août/septembre et 400 porcs. La présence de l’élevage apporte beaucoup de complémentarité au système céréalier, avec notamment le pâturage des animaux tournant sur toutes les parcelles de l’exploitation, à travers des couverts d’intercultures (colza fourrager, seigle, ray-grass).
Dès mon arrivée, j’ai pu très vite échanger avec un des trois patrons (3 frères) avec qui je partage mes connaissances agronomiques, et où il est très intéressant d’apprendre de nouveaux itinéraires techniques pour les cultures spécialisées que comprend la ferme. En effet, comme détaillé ci-dessus, les 1950 ha de terres arables sont principalement dédiés à la production de cultures semencières destinées à être exportées dans le monde, notamment en Europe. Durant cette expérience, j’apprécie découvrir le déroulé de la saison estivale, période la plus intense de l’année, avec notamment la gestion plus que délicate de la succession des travaux agricoles. J’ai principalement participé aux travaux de pré-fauchage du ray-grass semence en janvier avec un outil très peu connu en Europe : un windrower de marque MacDon. Puis, j’ai ensuite été principalement conducteur de benne et gestionnaire de la logistique des silos (sécheurs, de stockages, etc.) et de la destination des récoltes auprès des semenciers locaux.
Étant donné de la grande taille de l’exploitation agricole, je suis entouré d’une équipe de 8 à 10 salariés saisonniers et permanents avec qui j’ai trouvé plus ou moins d’affinités pour pouvoir partager des moments hors du travail à la ferme, même si ils sont rares durant cette saison intense. En effet, le travail peut dépasser les 80 heures effectuées à la semaine, d’autant plus que la saison d’été 2026 en Nouvelle-Zélande connaît un climat anormalement humide qui entraîne des pics de travaux afin de récolter et semer chaque culture dans les bons créneaux. Il est également bon de savoir que la région du Canterbury est une des moins peuplée du pays, et où la vie sociale est très faible en dehors de mon travail à la ferme.
Aussi, j’ai pû visiter une partie du pays dans l’île du Nord, et plus particulièrement la région du Northland. Il s’agit de la zone la plus tropicale et la plus chaude du pays, qui comprend notamment la micro-région de la Bay of Island, où se situe Waitangi et son fameux traité qui a été signé en 1840 entre les Maoris et les Anglais. J’ai également découvert l’incroyable beauté des paysages et des plages jusqu’au Cap Reinga. Désormais, je prévois de faire un road-trip dans l’ïle du Sud au courant du mois de mars".
Félicitation à Léon qui déjà a vu une belle diversité du pays dans des différentes régions, la culture maori...
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